Thursday, January 25, 2007

Et Alors - Pt 7

Explosion des prix de l´art en 2006

Artlover408

La hausse des prix se poursuit cette année, avec une forte accélération sur la plupart des places de marché. A l´échelle mondiale, l´indice des prix calculé par Artprice affiche encore une hausse de +25,4% sur l´année, arrivant tout juste à 5% en dessous du niveau plafond de novembre 1990. Aux Etats-Unis, ils sont même supérieurs de 32 % au pic de la bulle spéculative de l´époque !

Portées par le galop des prix et une demande renouvelée de riches collectionneurs, les enchères millionnaires se sont multipliées. Historiquement, jamais de tels prix n´ont été atteints. Pas moins de 810 œuvres ont été vendues au delà de 1 000 000 $, pour un volume d´affaires de 2,7 milliards de dollars. En 2005, 487 enchères de Fine Art avaient atteint ce seuil, pour tout juste 1,4 milliards de dollars. Jusqu´à la fin des années 1990, seulement 100 à 200 enchères millionnaires étaient enregistrées par an.

Au total, le marché de ventes publiques de Fine Art affiche un chiffre d´affaires de 6,4 milliards de dollars, soit plus du double des montants enregistrés annuellement sur la période 1999 – 2003 et une hausse de 52% par rapport à 2005.

9 000 ventes de Fine Art ont été orchestrées en 2006, contre 9 600 en 2005 et plus de 15 000 en 2000. Mais alors que le nombre de vente cataloguées tend à diminuer, les catalogues s´épaississent et le nombre de lots présentés aux enchères est au plus haut : plus de 400 000 lots ont été proposés l´an dernier. Pour la troisième année consécutive, le taux d´invendus aux enchères se maintient à 34%. Ce ratio, encore élevé compte tenu de la conjoncture favorable, relève moins d´une désaffection des acheteurs pour les pièces les moins intéressantes que de la propension des vendeurs à imposer des prix de réserve fort ambitieux. D´ailleurs, nombre de collectionneurs profitent de la situation pour remettre sur le marché de pièces acquises chèrement en 1989-1991.

Ces performances du marché de l´art sont fort différentes selon les gammes de prix couvertes. Le marché haut de gamme apparaît bien plus disputé que celui des œuvres plus communes. Le marché de l´art des œuvres les plus chères est aussi le plus porteur en terme de progression.
Pour le segment des pièces proposées avec un prix de réserve supérieur à 10 000 $ le risque d´invendu n´est que de 26,2%. Il grimpe à 35,5% pour le secteur des pièces présentées à moins de 10 000 $. L´indice des prix des œuvres achetées moins de 10 000 $ n´a augmenté que de 8% cette année pour se maintenir à 20% en dessous du niveau de 1990. A l´inverse, pour les œuvres achetées plus de 10 000 $, les hausses de prix atteignent 33% sur l´année et dépassent de 32% le niveau de 1990.

A moins de 10 000 $, se mêlent aux œuvres mineures d'artistes réputés la masse des productions de multiples et d´artistes à faible renommée. Or, la célébrité de l'artiste et la rareté d´une œuvre lui confèrent l'essentiel de sa valeur. La rentabilité de l'achat d´œuvre d´art repose avant tout sur le renommée de l´artiste. A ce jeu, ce sont les collectionneurs dont le budget moyen par œuvre est supérieur à 10 000 $ qui profitent le plus de la hausse des prix.

Toutefois, l´expérience prouve qu´ils ne sont pas pour autant affranchis du risque de perte. Bien au contraire. Naturellement, les toiles de plus de 10 000 $, moins nombreuses et soumises aux réactions d´une demande plus restreinte, sont davantage sujettes aux jeux de la spéculation et aux aléas du marché. Les prix sur ce segment sont plus volatils. Historiquement, si la croissance a été bien plus rapide sur ce secteur à la fin des années 1980´, l´éclatement de la bulle spéculative en 1991 a été aussi bien plus dévastatrice. Ainsi, entre juillet 1990 et juillet 1993, le secteur des tableaux achetés plus de 10 000$ affichait une dramatique chute des prix de 57,4%, alors qu´elle ne fut que de 39,2% pour la gamme 1 000 – 10 000 $ et de 23,8% pour celle des pièces à moins de 1 000 $.


The boom in art prices during 2006

Art prices continued their ascension in 2006 with sharp accelerations observed on most major markets. At a worldwide level, Artprice's global price index was up a further +25.4% over the year, to just 5% below its peak level in 1990. In the United States, however, prices are now 32% higher than the speculative bubble peak in 1990.

Driven, by galloping prices and a whole new generation of rich art collectors, the number of over-a-million-dollar sales has taken off. Today's prices are in effect without precedent. In 2006 no less than 810 works sold for over a million dollars, generating total auction revenue of USD 2.7 billion. In 2005, 487 Fine Art sales generated figures above a million and total auction revenue of USD 1.4 billion. Until the end of the 1990s only 100 to 200 auctions per year broke through the million-dollar threshold.

In total, the global public auction Fine Art market generated total revenue of USD 6.4 bn which represents double the amounts regularly posted during the 1999 - 2003 period and an increase of 52% compared with 2005.

In 2006, there were 9,000 auctions of Fine Art worldwide compared with 9,600 in 2005 and more than 15,000 in 2000. However, while the number of catalogued sales appears to be diminishing, the volume of works on offer at each sale is growing sharply: more that 400,000 lots were offered for sale in 2006. For the third year running the bought-in rate has remained stable at around 34%. This level, still high considering market conditions, has less to do with buyer indifference towards the less interesting pieces and more to do with sellers asking very high reserve prices. Indeed we are seeing a number of collectors taking advantage of the current climate to sell off works they acquired expensively in 1989-1991.

Looking more closely at the market we see very contrasting market performances on the different segments. For example, the top of the market (i.e. expensive works) is much more dynamic than the lower end. The top-end is also the most dynamic in terms of growth.
In effect, for works carrying reserve prices of USD 10,000 and above, the bought-in rate is only 26.2%. Below the USD 10,000 mark, the bought rate is 35.5%. The price index for works bought for under USD 10,000 grew only 8% in 2006 and today stands at 20% above its 1990 level. Inversely, for works above the USD 10,000 threshold, the 2006 growth rate was 33% and the index is now at 32% above its 1990 level. At less than USD 10,000 minor works by reputed artists rub shoulders with the mass of reproductions and the works of less well known artists. Indeed, the fame of the artist and the rarity of the work appear to account for the essence of a work's value.

The future profitability of a work of art depends above all on the fame of the artist. Art collectors with average budgets exceeding USD 10,000 per work stand to benefit the most from the current price rise context.

However, as we have seen in the past, their position in the market does not provide them with immunity to risk. In fact, quite the reverse, since works priced at over USD 10,000, being rarer and subject to the reactions of a more limited demand base, are more prone to speculation and more exposed to the vagaries of the market.. Prices in this segment are thus more volatile. Historically, prices in this segment also grew much faster at the end of the 1980s; but when the bubble burst it was much harder hit than the rest of the market. Between July 1990 and July 1993, paintings acquired for over USD 10,000 lost on average a hefty 57.4% of their value, compared to only -39.2% and -23.8% for the segments USD 1,000 – 10,000 and under USD 1,000 respectively.


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